14.10.2009
la gare l'hiver
Un texte en trois paragraphe : 1)Mise en place, 2) Description visuelle, 3) Description auditive, le tout en hiver, en ville, tard le soir ou tôt le matin, en incluant des métaphores imposées (métaphores je vous hais)... me fais-je bien comprendre ? J'espère que non, car j'aimerais vous voir cliquer sur "lire la suite"...
Tôt le matin, les navetteurs se dirigent à pied vers la gare. A cette heure encore si éloignée du jour, ils arrivent au compte-goutte pour disparaître derrière les portes battantes, avalés par la lumière.
Aujourd’hui, la gare émerge péniblement de l’immense édredon qui s’est formé pendant la nuit, qui recouvre les rues et les trottoirs, les toits, les quais, les rails. Seuls les caténaires émergent, dressent leurs branches noires qui transpercent le grand corps gonflé de nuages, faisant virevolter les flocons drus qui apparaissent dans le halo des réverbères.
Tous les sons habituels sont bâillonnés, absorbés par la neige. La voix du haut-parleur n’en est que plus saisissante, elle résonne dans la salle, réveille le noyau endormi des navetteurs et provoque une cacophonie de pétales de journaux qui se replient, de vestes qui se froissent, de talons qui claquent. Le crépitement lointain annonce l’arrivée du train.
21:33 Publié dans atelier d'écriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Chouette Maille: tu as repris la plume... la discussion de samedi t'a motivé à t'isoler et finaliser tes textes?
A+
Lo
Écrit par : lolo | 14.10.2009
Ta débauche d'images si évocatrices pour presque tous les sens me replonge trente-cinq ans en arrière comme si c'était ce matin; comme c'est juste!
Écrit par : Pouyack | 20.10.2009
Écrire un commentaire